Autres auteurs

Solange, Fille de George Sand, par Michelle Tricot.

Avant-propos de Christiane Smeets-Sand
Préface d'Ahmed Youssef
L'Harmattan, Paris, 2004.

Des deux enfants que George Sand a eus, seul Maurice a connu les honneurs. Ce que l’on sait de Solange n’est guère à son avantage.
On n’a su retenir d’elle que les aspects rebelles, agressifs et ingrats de son caractère.
Des lettres inédites de Solange. écrites vers la fin de sa vie à son ami Arthur Chenevière, retrouvées à Genève, ainsi qu’une correspondance également inédite de ses amis égyptiens Wacyf Azmy, Nazli Azmi et du jeune prince Haïdar Fazil, qui deviendra un écrivain de langue française très connu en Egypte, nous font découvrir une femme d’une personnalité et d’une sensibilité extraordinaires, une artiste entièrement méconnue, et un être passionné et passionnant qui va reprendre la place honorable qui lui était due.

En couverture : Le médaillon, par Michelle Tricot.
Médaillon ovale, ayant appartenu à Solange Sand, fille de George Sand. Entourés de perles de culture, les deux S entrecroisés de Solange Sand, en feuille d’or, sont posés sur une mèche de cheveux de George Sand. C’est en Mai 1858 que Solange demande à sa mère « une mèche de ses cheveux pour mettre dans son médaillon ovale».
Objet qui m’a été offert par Mme Christiane Sand.
 

Maurice Sand, fils de George, par Sylvie Delaigue-Moins Christiane Sand

Editions du Patrimoine Centre des monuments nationaux Juin 2010

Peintre, dessinateur, directeur de théâtre, chef de troupe, constructeur de décors, caricaturiste, bricoleur de génie, collectionneur, écrivain, chroniqueur, Maurice est tout cela à la fois, sans jamais pourtant choisir un seul rôle pleinement défini, et c'est tant mieux. N'est-il pas, en cela, l'ultime archétype de " l'honnête homme " ? Celui qui pense le monde de son jardin ? Et ce jardin merveilleux et fécond, il le trouva dans la maison de sa mère, à Nohant.
Il nous laisse à travers une création prolifique et vivante le témoignage fort d'une façon de vivre, abondamment nourrie par une curiosité sans cesse en action et l'expérimentation de nombreuses formes artistiques. Maurice, le fils prodige en contact dès son plus jeune âge avec les plus grands artistes, Maurice dans l'ombre protectrice d'une mère, à la fois vénérée et critiquée publiquement. Maurice dont la construction intime dut s'imposer dans ce contexte difficile hante avec justesse et bonheur le grand passé de Nohant.
Cet album lui rend hommage. Il exprime, par la richesse des textes de Sylvie Delaigue-Moins et par les représentations des très nombreuses collections conservées par Christiane Sand et le Centre des monuments nationaux, ce qui n'est pas une découverte, mais la confirmation des multiples talents d'une personnalité qui fut, aussi, l'une des plus belles créations de George Sand.
 

Chère George Sand, par Jean Chalon

Grandes Biographies Flammarion, 1994.

George Sand n'est que passions multiples et contradictoires : passion du travail et passion du plaisir qu'elle nomme pudiquement " un embrasement céleste ".
Passion pour son fils, Maurice, et passion pour ses amants qu'elle considère comme autant d'enfants. Passion pour la liberté et passion pour l'esclavage. Passion des voyages qui l'entraînent en Italie ou en Espagne, et passion pour son refuge de Nohant. Passion pour les idées et pour les hommes, et, parfois, pour les femmes, quand cette femme, comme une Marie Dorval, incarne en sa personne le théâtre romantique. Séduisante comme Natalie Barney, intrépide comme Alexandra David-Néel, cousine par alliance de ma chère Marie-Antoinette, George Sand avait tout pour me devenir également chère, et elle l'est devenue depuis que j'ai lu, en 1964, le premier volume de sa Correspondance éditée par Georges Lubin. Vingt-quatre ont suivi, et, de ces lettres, naissent des évidences qui détruisent bien des légendes ! Par exemple, George n'est pas Lélia.
Ce n'est pas Musset ou Chopin que Sand a le plus aimé, mais l'avocat Michel de Bourges, le graveur Alexandre Manceau et le peintre Charles Marchal. Entre deux amours, elle apporte, de son propre aveu, une même attention à la réussite de ses romans et à celle de ses confitures. Après chaque épreuve qu'elle qualifie de mortelle, elle ressuscite parce qu'elle croit, malgré tout, au bonheur selon la définition qu'elle en donne à son ami Gustave Flaubert, "le bonheur, c'est-à-dire l'acceptation de la vie quelle qu'elle soit".

En couverture portrait d'Auguste Charpentier, George Snd en 1838.
 

GEORGES LUBIN (1904-2000), homme de lettres, spécialiste de George Sand

Par JEAN-LOUIS VERGEADE, texte publié par Les amis de George Sand.
Georges Lubin est né le 24 janvier 1904 à Ardentes (Indre) d’un père charron et d’une mère hôtelière.
Ardentes est une petite cité située à quatre lieues de Nohant où vécut George Sand. Déjà, sur un mur de la maison familiale le petit Georges peut voir un portrait de la Dame de Nohant.
A Ardentes, il fréquente l’école primaire et commence à lire les oeuvres berrichonnes de George Sand ; surtout il s’imprègne de sa province et de ses habitants.
A la rentrée d’Octobre 1914, il part poursuivre ses études secondaires au Lycée de Châteauroux où il obtiendra son baccalauréat en 1921. lI s’y révélera excellent élève, doué pour les lettres et les mathématiques. Au cours de sa scolarité, il sera fortement influencé par Jean Giraudoux qui fréquenta le lycée de Châteauroux vingt ans avant lui. Comme Giraudoux, il connaîtra le célèbre surveillant général Gédéon Duchateau évoqué dans les oeuvres de Giraudoux.
A seize ans, notre lycéen fonde une revue littéraire et poétique La Sandale à laquelle collaborent des professeurs, des auteurs régionaux et Joseph Delteil qui le prend en amitié.
Le jeune Lubin écrit des poèmes, il est couronné aux jeux floraux de Touraine en 1920 et 1921. Son père, gazé pendant la guerre de 1914-1918, meurt prématurément. Afin de pouvoir continuer ses études, il se résout à devenir maître d’internat puis professeur adjoint dans divers lycées et collèges (Châteauroux, Limoges, Parthenay, Rennes, Rouen) sans cesser de s’intéresser à la littérature et à la poésie. Il correspond avec Delteil, Montherlant, il publie des poèmes dans diverses revues (Le Gargaillou, Revue régionaliste, Le Verbe, Les Primaires...). Il publie des articles dans les journaux (Le Centre Républicain), les hebdomadaires (Marianne, Vendredi...)
En 1925 il publie un recueil intitulé À la gloire du Berry dédié "aux chères mémoires de George Sand et de Maurice Rollinat". Il ne cessera de s’intéresser à ces deux auteurs. Dès 1925 en effet, il donne ses premiers commentaires sur la correspondance Flaubert - George Sand et participe au Mémorial Maurice Rollinat publié par Le Gargaillou. En 1926, il publie son premier roman. Le Vert Paradis, élogieusement préfacé par Joseph Delteil qui souligne le caractère “giraldien” de l’oeuvre, est à l’évidence très influencé par la découverte du jeune auteur des oeuvres de Giraudoux (Adorable Clio, Simon le pathétique, Elpénor...).
Déjà membre de l’Académie du Centre, il est admis à la Société des Gens de Lettres. En 1928 et 1929, il effectue son service militaire qu’il achève à Mayence, les troupes françaises occupant alors la Rhénanie. Il trouve le temps d’autant plus long qu’il a rencontré une jeune [et bien jolie] femme, Madeleine Lardy, fille d’un architecte de la Marine, dont il s’éprend rapidement. La jeune femme qui rentre d’Angleterre, où elle était répétitrice de français dans un collège, devient la collaboratrice de Louise Weiss qui lui confie le secrétariat de direction de L’Europe Nouvelle, hebdomadaire de politique étrangère qu’elle a fondé en 1918.
Pour retrouver Madeleine, Georges Lubin "monte" à Paris entamer une carrière dans la banque. Il entre à la Société Générale à laquelle il sera fidèle jusqu’à sa retraite. Il épouse Madeleine le 13 août 1931. Madeleine sera plus qu’une épouse, une collaboratrice précieuse, compétente et dévouée.
Tout en poursuivant sa carrière de banquier, Georges Lubin continue d’écrire et de publier. En 1934, La terre a soif ; en 1936 Changer de peau. Cette même année Madeleine quitte L’Europe Nouvelle pour devenir secrétaire de direction de l’Excelsior. Georges Lubin collabore toujours au Gargaillou auquel il livre régulièrement poèmes et articles (ex : Le Miracle de Gabriel Nigond). Il lui arrive même de polémiquer, ainsi en 1938 avec Paul Claudel à propos de Campagne de Raymonde Vincent qui a reçu le prix Fémina.
La guerre arrive il est mobilisé, il se bat, est fait prisonnier. Sa correspondance avec Madeleine est quotidienne. A son retour de captivité il rejoint la banque mais utilise aussi sa liberté retrouvée au service de la Résistance.
La guerre finie, il publie en 1948 L’inconnue d’Angoulème, nouvelle qui reçoit d’élogieuses critiques dont celle de Philippe Soupault. En 1949, une autre nouvelle s’intitule Une jolie attelée. La même année, il participe à L’hommage à Giraudoux publié à l’occasion de l’attribution au lycée de Châteauroux du nom de l’auteur de La folle de Chaillot.
En 1951, il donne Maxime Rasquin, roman sur la Résistance qui reçoit le prix des provinces du Centre. Pour ses petites filles, il écrit un livre de contes Michou. Il est une des chevilles ouvrières de la rédaction du Mémorial du Centenaire du lycée Jean Giraudoux de Châteauroux, ouvrage publié en 1953 et couronné par le prix Monthyon décerné par l’Académie Française.
Alors qu’il a commencé ses premiers travaux sur la vie de George Sand, il apprend qu’André Maurois annonce qu’il va publier une biographie de la romancière. Il décide alors de publier la Correspondance de George Sand, estimant dès l’origine que l’entreprise nécessitera 24 ou 25 volumes. Dès lors, il va se consacrer principalement à cette tâche. Le premier tome des correspondances parait en 1964 aux Éditions Classiques Garnier.
Très vite ses travaux sont appréciés et couronnés par des prix (en 1965 Prix Le Métais attribué par l’Académie Française). Les tomes se succèdent. Toujours sur sa chère George Sand il publie deux ouvrages : George Sand en Berry, George Sand en Brenne.
Dans la prestigieuse collection de La Pléiade, il publie en deux tomes (1970 et 1972) les Oeuvres autobiographiques de George Sand complétées en 1973 par l’Album Sand dans la même collection.
Il travaille toujours sur Maurice Rollinat : en 1963, il est devenu Président des Amis de Maurice Rollinat et donne de nombreux articles dans le bulletin de cette association. Il multiplie les conférences, tant en France qu’à l’étranger, participe aux colloques, aux émissions de radio, de télévision, il préface de nombreux ouvrages.
En 1981, il devient Président de l’association des Amis de George Sand à la suite de Maurice Toesca (après en avoir été un des présidents d’honneur en 1976, le redevenant en 1998).
Le 14 décembre 1985 a lieu à la Sorbonne une "Journée George Sand - Hommage à George Lubin". Le 19 mars 1986, il est fait officier des Arts et des lettres (il est également Chevalier de la Légion d’ Honneur).
En 1990, il publie le tome 24 de la Correspondance, non sans avoir connu des alertes, dès le Tome 10 en 1973 lorsque les difficultés de la maison d’édition Garnier menacèrent la poursuite de la publication (nouvelle menace en 1984, encore une fois surmontée). C’est cette année là que, pour clore sa célèbre émission Apostrophes Bernard Pivot le choisit comme invité d’honneur.
En 1991, ce sera le 25e tome, le dernier, dit de supplément (le dernier en fait sera celui de 1995 contenant une centaine de lettres).
En 1992, il se voit offrir, honneur réservé aux professeurs d’université, des Mélanges sur le thème Autour de George Sand.
En 1993, à Toronto il reçoit le prix Morion N Cohen Award décerné par The Modem Language Association of America qui regroupe quelques 3000 membres.
Madeleine ("Maddie"), sa femme et précieuse collaboratrice, est associée à cet hommage. Mais en 1996 Maddie disparaît laissant Georges Lubin brisé et las.
En novembre 1999, il vend sa bibliothèque, estimant devoir, écrit-il : “remettre mes trouvailles dans le circuit d’où je les avais extraites”.
Le 9 octobre 1999, il s’est néanmoins rendu au café théâtre de la Mare au Diable à Palaiseau pour assister à la représentation de La lune et les sabots, pièce tirée d’un livre d’Huguette Bouchardeau et dont il sortira conquis.
Sa santé se dégrade et le 13 février 2000 à 96 ans, George Lubin décède et avec lui 80 années consacrées aux Lettres. Ce travailleur acharné s’intitulait homme de lettres et, bien modestement, éditeur de la Correspondance de George Sand.
Jean-Louis VERGEADE, président de l'association des anciens élèves du lycée de Châteauroux
 

A la table de George Sand, par Christiane Sand.


Chez Flammarion, 1987.

Ce livre est le précieux témoignage d'un art de vivre exceptionnel dont la demeure de George Sand à Nohant garde, aujourd'hui encore, le chaleureux souvenir. Invitation gourmande et document historique, cet ouvrage vous convie à la table où, entourée des siens, Georges Sand aimait à recevoir ses amis, Liszt, Flaubert, Alexandre Dumas fils, Balzac, Delacroix, Tourgueniev et bien sûr Chopin. Les 245 recettes sont accompagnées de commentaires historiques et gastronomiques, illustrées de nombreuses photos et émaillées d'extraits de l'oeuvre de George Sand.
Aurore Sand avait pieusement conservé le moindre morceau de papier qui pouvait avoir un rapport avec sa grand-mère ou avec sa famille. Tous ces documents étaient antassés pêle-mêle dans des boîtes hétéroclites, dont certaines avaient abrité des chaussures de tous styles et de toutes époques. Sous l'oeil attentif de la maîtresse de maison, Georges Smetts-Sand et moi devions trier, classer, ranger et conserver ces trésors, sans jamais jeter le plus petit fragment " qui pourrait se révéler, un jour ou l'autre, du plus grand intérêt ! " Aurore avait raison. Après sa mort, plusieurs hivers furent nécessaires pour venir à bout de tous ces documents, et tous furent rangés sur les rayons de la bibliothèque, attendant que se confirme leur utilité. Lorsque, devenue seule responsable de ces archives, je décidai d'en faire don à la bibliothèque de La Châtre afin qu'elles demeurent accessibles à tous, je découvris, en les triant, que la publication des recettes de cuisine pourrait apporter une intéressante documentation sur la vie quotidienne de Nohant, d'Aurore de Saxe à Aurore Sand. Tous les membres de la famille, en effet, figurent d'une manière ou d'une autre dans ce recueil, ainsi que les amis de toutes les générations. Après deux tentatives d'édition, finalement abandonnées car elles ne correspondaient pas au livre dont je rêvais, je rangeai à nouveau les précieux feuillets en attendant une meilleure occasion... c'est-à-dire un miracle. J'avais raison de ne pas désespérer : un beau jour, dans ma campagne, une voix charmante des éditions Flammarion vint me surprendre au téléphone. Christiane Sand
 

Les carnets de cuisine de George Sand


Texte de Muriel Lacroix et Pascal Pringarbe Photographie de Philippe Asset Editions du Chêne-Hachette livre. 2013.

Plusieurs générations de femmes ont traversé la demeure de Nohant, dont la plus marquante fut George Sand qui y entra pour la première fois à l'âge de 4 ans et s'y éteignit à 72 ans en 1876. Ce beau livre de cuisine propose 80 recettes transmises par George Sand via ses cahiers et carnets de cuisine, des plats qu’elle servait à l’époque à ses hôtes aujourd’hui célèbres, de Chopin à Musset en passant Balzac, Dumas fils, Flaubert et Delacroix mais aussi ceux qui ont bercé son enfance et ceux qu’elle prépara pour ses enfants et petits-enfants. Lorsque l’on relit ces recettes, 170 ans plus tard, tout donne envie, tout est curiosité, éloquence et plaisir à réaliser.
 

Le château de Nohant, maison de George Sand


Auteur Chrsitophe Grandemange Editions Alan Sutton, 2010.

Découvrir la maison de George Sand, c'est entrer dans un univers incomparable et hors du temps, c'est approcher l'intimité d'une figure littéraire exceptionnelle, c'est aller à la rencontre des plus grandes personnalités du XIXe siècle, issues à la fois des milieux artistiques et politiques, mais c'est aussi mieux connaître celles qui ont su garder en l'état Nohant jusqu'à aujourd'hui. Rien d'étonnant que cette demeure ainsi magnifiée soit devenue pour la population locale « le château », une appellation qui sied également aux origines glorieuses de George Sand. A partir d'une documentation inédite, Christophe Grandemange retrace l'histoire de cette maison de maître de 1793 à 1961, c'est-à-dire depuis son achat par madame Dupin de Francueil jusqu'au legs d'Aurore Sand à la Caisse nationale des monuments historiques et des sites.
Bien qu'elle n'ait pas subi de grandes modifications extérieures, à l'exception de la verrière de l'atelier de Maurice Sand aménagé dans le grenier, la demeure a connu de nombreux changements tant au niveau de la distribution intérieure que de la décoration propre au goût de chaque occupant. Mais, bien plus qu'une banale description, ce livre est un guide menant dans des lieux méconnus voire inconnus du grand public.
Il fait aussi revivre Nohant en évoquant tous ceux que la postérité a injustement oubliés et qui sont, à leur manière, les acteurs de la maison, ceux qui l'ont façonnée. Après cette visite, le lecteur partagera volontiers ce sentiment d'Eugène Delacroix : « Nohant […] est dans mon cœur et dans ma pensée comme un des rares endroits où tout me ravit, me captive et me console. » Après Gabrielle Sand, un ange de sérénité paru aux Editions Alan Sutton en 2008, Christophe Grandemange propose dans cet ouvrage une approche particulièrement documentée de Nohant grâce à des archives familiales jamais publiées et largement illustrées par une iconographie originale.
 

La maison de George Sand à Nohant

Par Anne Muratori-Philip Editions du patrimoine, 2012.

Demeure de passions, de tourments et de partage, lieu d'inspiration et de création, Nohant est tout cela à la fois. Liée de manière indissoluble à George Sand, cette "grande maison imposante" vibre encore de l'aura de sa brillante maîtresse. Dans Histoire de ma vie, l'écrivain laissera ce témoignage émouvant de son indéfectible attachement :
"J'avais la maison de mes souvenirs pour abriter les futurs souvenirs de mes enfants. A-t-on bien raison de tenir tant à ces demeures pleines d'images douces et cruelles, histoire de votre propre vie écrite sur tous les murs en caractères mystérieux et indélébiles, qui, à chaque ébranlement de l'âme, vous entourent d'émotions profondes ou de puériles superstitions ?"
 

Les étés de Frédéric Chopin à Nohant.


Textes Jean-Yves Patte Piano Yves Henry Editions du Patrimoine. Magnifique ouvrage réunissant des textes, des photos, et quatre CD de l'oeuvre complète de Frédéric Chopin crée à Nohant, interprété par Yves Henry.
Ce livre vient rappeler, par l'image et par le son, que c'est à Nohant, chez George Sand, que Frédéric Chopin a composé l'essentiel de son œuvre pianistique.

Le musicien y séjourne sept étés entre 1839 et 1846, loin de l'agitation parisienne, dans une maison d'un minuscule hameau au sud du Berry — mais largement ouverte par son hôtesse aux artistes, écrivains, philosophes et penseurs parmi les plus connus de son temps. Il y compose (ou termine) la plupart des chefs-d'œuvre de la maturité, notamment sa célèbre Sonate n°2 op.35 dite « Funèbre », la 3ème Sonate op.58, la Tarentelle, la Fantaisie op.49, la Berceuse, la Barcarolle, de nombreux Nocturnes, trois Nouvelles Etudes, douze Mazurkas, deux Ballades, deux Scherzi, trois Impromptus, trois Valses et deux Polonaises dont la célébrissime Polonaise « héroïque »…
Le cadre dans lequel ces chefs-d'œuvre ont vu le jour conduit à s'interroger sur les rapports du génie créateur à l'environnement matériel, naturel et spirituel que lui offrait Nohant, comme à célébrer par le texte, l'image et le son, un haut lieu de l'histoire de la musique.
Cet ouvrage réunit des textes critiques, des extraits de la correspondance de Chopin, de celle de Sand, du livre qu'écrivit Franz Liszt sur son ami et, en quatre CD audio, l'intégrale de l'œuvre pour piano composée par Chopin à Nohant.

Dans un ouvrage richement illustré et émaillé de souvenirs, Jean-Yves Patte met en scène la vie que menèrent Chopin et George Sand...Yves Henry interprète avec une grande justesse de ton ces pages nées d'improvisation. Tout Chopin est là." (NJO, mai 2010).

Lien pour accéder à la page de Yves Henry 
 

Le monde de George Sand


Le monde de George Sand: Portraits photographiques.
Par Claude Malécot
Centre des monuments nationaux/Monum, Editions du Patrimoine, 2003.

Trop longtemps rangée en 'bonne dame de Nohant' au milieu de ses marionnettes et de ses confitures, George Sand méritait d’être redécouverte à la juste mesure de ses multiples talents d’ensorcelante femme de lettres et de passions. Le portrait photographique permet de revivre ici l’effervescence de tout un monde politique, artistique et littéraire, du Second Empire au début de la IIIe République, qui défile dans l’atelier de Nadar ou dans ceux d’autres grands noms de la photographie - Bisson, Le Gray, Mayer et Pierson, Carjat, Petit, Disdéri.. Sand elle-même s’est prêtée très tôt aux nouvelles techniques du portrait - dès 1852 elle se fait 'daguerréotyper', mais sa déception est telle qu’elle attendra douze ans pour renouveler l’expérience et, cette fois, devant la chambre du grand Nadar.

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Sand et Musset Lettres d'Amour présentées par Françoise Sagan


Hermann, éditeurs des siences et des arts. 1985.
George Sand et Alfred de Musset, deux gloires de l'époque romantique, se sont aimés, et se sont quittés à Venise en 1832, après des trahisons et des déchirements.
L'histoire des amants de Venise est restée célèbre; les manuels scolaires l'ont racontée, et des livres entiers lui ont été consacrés. Le récit su'en ont fait ses deux acteurs n'est lui, connu que es érudits. Il est tout entier dans les soixante lettres spirituelles, passionnées, passionnantes, qu'ils ont échangées et que George Sand a tenu à préserver dans l'intérêt de la vérité.
Françoise Sagan a lu ces lettres et s'est interrogée sur les sentiments des deux personnages. Elle a tenté de comprendre ce qui s'était réellement passé entre cette jeune femme qui ne ressemblait à personne et qui séduisait tout le monde et son gamin d'Alfred de huit ans son cadet, poète génial, alcoolique et piètre amant sans doute.
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